Le ski, l'amitié et la montagne : une trajectoire humaine sculptée dans la neige
Les multiples facettes du ski : du freestyle à la pente raide
Victor Galuchot, skieur polyvalent, ne cesse d'explorer toutes les dimensions de son sport. Du freestyle exaltant au freeride audacieux, il se tourne désormais vers la technicité de la pente raide. À travers toutes ces pratiques, un élément demeure constant et essentiel : l'amitié. Son dernier film, "Parallelo", retrace vingt années d'une complicité unique avec Pierre Guyot, un skieur d'exception qui, pour l'occasion, chausse les peaux de phoque. Ensemble, ils laissent des traces inoubliables dans le majestueux massif du Mont-Blanc. "Parallelo" va au-delà de la prouesse technique pour offrir un récit poignant de ce qu'est véritablement le ski en montagne : une alliance subtile de clarté d'esprit, de splendeur sauvage et d'une amitié inébranlable. Soutenu par Elan Skis, le sponsor fidèle de Victor, ce film est une réflexion sur le parcours humain, bien plus qu'une simple quête d'exploits, une trajectoire façonnée par vingt ans de virages parallèles.
L'évolution d'une amitié à travers le temps et la montagne
Ce récit n'est pas simplement celui de deux skieurs, mais celui de deux jeunes hommes, alors âgés de quatorze ans, qui ont évolué ensemble, grandissant sur les pentes escarpées comme d'autres le font sur les bancs de l'école. Entre-temps, la série à succès "Bon Appétit" a éloigné Victor Galuchot des hautes montagnes et de son ami Pierre Guyot. Lorsque leurs chemins se recroisent, l'idée de réaliser un film s'impose comme une évidence. C'est un projet mûri, inscrit depuis longtemps dans leurs pensées, celui de raconter deux existences de skieurs qui n'ont cessé de se transformer. La première de "Parallelo" a eu lieu à Grenoble, lors des Rencontres Ciné Montagne, offrant l'opportunité de s'entretenir avec Victor Galuchot sur les coulisses de cette production.
Un incident révélateur : la conscience du risque en montagne
Le film "Parallelo" débute par un événement qui marque les esprits. Un matin de tournage, dans le brouillard et sur un terrain pourtant jugé sûr, une plaque de neige cède sous leurs pieds. Une avalanche se déclenche : Victor est emporté, la neige l'engloutit, la corde le tire vers le bas. Cet incident, bien que bref, laisse une empreinte profonde. Il ne s'agit pas d'une leçon de morale appuyée, ni de paroles grandiloquentes. Il s'agit plutôt d'une prise de conscience que connaissent tous ceux qui fréquentent la montagne : l'expérience ne prémunit pas de tout, et s'aventurer en pleine nature est un risque assumé. Le fait que Victor soit père de deux enfants ne change rien : il a toujours skié avec prudence, et continue de le faire. Cependant, il porte désormais en lui une nuance supplémentaire dans sa perception du doute, face à une neige qu'il pensait sûre mais qui peut parfois se révéler imprévisible.
Le Mont Maudit : une descente épique et émotionnelle
Le moment fort du film se déroule sur l'un des panoramas les plus grandioses et souvent méconnus du massif du Mont-Blanc : le Mont Maudit. L'ascension est méticuleusement planifiée, l'acclimatation est réussie, la neige est parfaite : toutes les conditions sont réunies pour réaliser une descente sur le versant nord, une expérience rare dans la carrière d'un skieur. Victor décrit ce moment unique où tous les éléments s'alignent : les premiers rayons du soleil embrasant les aiguilles du Diable, la poudreuse légère déposée sur une couche stable et dense, le sentiment, au sommet, d'avoir touché à quelque chose de pur, d'immenses virages, et le plaisir intense ressenti. Le Mont Maudit, version freeride, est révélé comme jamais auparavant, grâce au talent de ces deux skieurs. Au pied de la face, Victor Galuchot confie avoir versé une larme. Non pas de fatigue, mais face à la beauté pure de l'instant. C'est une joie authentique, ce qui fait de "Parallelo" un film différent de son précédent opus, "Les étoiles de la Terre".
Pierre Guyot : l'inoxydable talent et l'humilité
Il est impossible de parler de "Parallelo" sans évoquer la personnalité joyeuse et inspirante de Pierre Guyot. Longtemps, Pierre a skié comme il respire : vite, avec force, sans toujours regarder où il allait, comme le souligne Victor Galuchot. Ses descentes instinctives, oscillant entre l'audace et une témérité pure, confèrent au film une énergie singulière. Aujourd'hui, son niveau technique défie l'entendement : être capable d'exécuter un backflip sur un rail dans un park et de rider à pleine vitesse une pente à 45 degrés n'est pas monnaie courante. Et pourtant, Pierre Guyot conserve une humilité désarmante. Au fond, le cœur de "Parallelo" ne réside ni dans la technicité de la pente raide, ni dans les sauts spectaculaires, ni même dans la splendeur des images. Il se trouve dans ce lien forgé à travers les chutes, les succès et les discussions partagées au sommet des montagnes.
Le cœur du film : l'amitié durable et la passion partagée
Ce qui émeut, c'est le parcours d'une amitié qui n'a jamais faibli. Dans la dernière séquence, Victor suggère avec une simplicité touchante l'idée de continuer à skier ensemble jusqu'à soixante ans. Lors des Rencontres Ciné Montagne à Grenoble, il était évident que cette phrase n'était pas un simple effet de caméra, mais une vérité profonde. À Grenoble, le public ne s'y est pas trompé : "Parallelo" résonne avec tous ceux qui fréquentent la montagne avant tout pour partager des moments avec leurs amis. C'est un film de ski, certes, mais c'est surtout un film sur le temps qui passe, la persévérance, les liens humains, et la manière dont la montagne façonne les individus qui la traversent. Un film qui nous rappelle qu'à deux, depuis vingt ans, skier en parallèle, c'est aussi avancer côte à côte dans la vie.
Les skis de Victor Galuchot : performance et polyvalence
Que ce soit sur des pentes raides exigeantes ou lors de ses sessions de randonnée quotidiennes, Victor Galuchot fait confiance aux skis Elan Ripstick 102. Soutenu par la marque slovène depuis plusieurs saisons, Victor a opté pour le célèbre Ripstick, le modèle freeride de la gamme, sans compromis. Ses skis sont équipés de fixations à inserts. Pour ceux qui recherchent une légèreté accrue, le Ripstick Tour 104 est une excellente option, ou encore le modèle polyvalent par excellence, l'Elan Ripstick Tour 94, un véritable bijou testé et approuvé par la rédaction.
Découvrez "Parallelo" : le film complet
Pour vous plonger dans cette aventure humaine et sportive, le film "Parallelo" est disponible via le lien suivant ou la vidéo ci-dessous. Venez découvrir cette histoire inspirante d'amitié, de passion pour le ski et de respect pour la montagne.