Le syndicat national des Fabricants d'isolants en laines minérales manufacturées (Filmm) a récemment exprimé son désaccord vis-à-vis de la décision gouvernementale de ne plus inclure l'isolation des murs en monoprocédé dans le dispositif MaPrimeRénov' dès le 1er janvier 2026. Cette mesure suscite de vives inquiétudes au sein de l'industrie, qui considère que cela pourrait freiner les efforts de rénovation énergétique des bâtiments. Le Filmm exhorte les autorités à revoir leur position et à soutenir les technologies d'isolation ayant déjà démontré leur efficacité.
La disparition de ces subventions pour les interventions d'isolation simples est perçue comme un obstacle majeur pour les propriétaires souhaitant améliorer la performance énergétique de leur logement. Les fabricants de laines minérales, matériaux largement utilisés et reconnus pour leurs qualités isolantes, craignent un ralentissement de l'activité et une complexification des projets de rénovation. Ils mettent en avant l'importance de maintenir un cadre incitatif pour l'adoption de solutions d'isolation fiables et accessibles.
L'impact de l'exclusion des aides sur l'isolation des murs
La décision d'écarter l'isolation des murs en monoprocédé du programme MaPrimeRénov' à partir de 2026 a déclenché une forte réaction de la part de l'industrie des matériaux isolants. Cette modification est particulièrement préoccupante pour les fabricants d'isolants en laines minérales, qui voient dans cette exclusion une menace pour la diffusion de leurs produits et, plus largement, pour les objectifs nationaux de transition énergétique. Le syndicat Filmm a officiellement interpellé les autorités, plaidant pour une réintégration rapide de ces travaux dans le dispositif d'aide, afin de garantir la pérennité et l'accessibilité des solutions d'isolation performantes.
Historiquement, l'isolation des murs par une seule opération constituait une approche simplifiée et efficace pour de nombreux ménages, permettant une amélioration significative de l'efficacité énergétique de leur habitation. En retirant le soutien financier à ces interventions, les pouvoirs publics risquent de décourager les initiatives individuelles de rénovation, notamment celles concernant des bâtisses plus anciennes ou des budgets limités. Le Filmm souligne que les laines minérales représentent une solution fiable et éprouvée, dont l'accessibilité doit être maintenue par le biais d'incitations fiscales, pour ne pas compromettre l'ambition de réduire la consommation énergétique des bâtiments et de lutter contre la précarité énergétique.
La nécessité de soutenir les isolants éprouvés
Face à la future exclusion des aides pour les projets d'isolation des murs réalisés en une seule étape, la filière des laines minérales a exprimé son vif désaccord. Cette position, défendue par le Filmm, met en lumière le besoin impérieux de maintenir un soutien aux matériaux isolants dont l'efficacité et la fiabilité ne sont plus à prouver. L'argument principal est que le retrait de ces incitations financières pour des interventions mono-geste risque de compliquer l'accès à la rénovation énergétique pour un grand nombre de propriétaires, entravant ainsi la progression vers des habitations plus écologiques et économes en énergie.
Le syndicat insiste sur le fait que les laines minérales, qu'elles soient de verre ou de roche, sont des solutions techniques performantes et durables, qui contribuent de manière significative à l'amélioration du confort thermique des logements et à la réduction des factures énergétiques. En appelant à la réintégration de ces travaux d'isolation dans les programmes d'aides comme MaPrimeRénov', le Filmm cherche à préserver un équilibre entre l'innovation dans le domaine de la rénovation énergétique et la valorisation des matériaux qui ont déjà largement fait leurs preuves sur le terrain. Il s'agit d'assurer que les citoyens continuent de bénéficier d'un cadre favorable pour opter pour des solutions d'isolation fiables, tout en atteignant les objectifs ambitieux de performance énergétique fixés par les réglementations actuelles et futures.