Frédéric Carré : Un lobbying offensif pour la FFB

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Frédéric Carré, chef d'entreprise et prétendant à la présidence de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), a dévoilé ses ambitions pour dynamiser le secteur. Son programme s'articule autour de cinq axes majeurs : le développement de l'activité, l'accélération de l'innovation, le renforcement de l'attractivité des métiers, la réorganisation interne de la fédération et un lobbying stratégique. Il insiste sur la nécessité de relancer l'investissement public et de garantir une stabilité réglementaire, tout en modernisant l'image du bâtiment et en rapprochant la FFB de ses adhérents sur le terrain.

Frédéric Carré, 51 ans, est à la tête d'une entreprise de métallerie qu'il a reprise de son père en 2004. Initialement une entreprise de 50 employés, il l'a développée jusqu'à 160 salariés avant de la restructurer suite à la pandémie de Covid-19 et l'augmentation des coûts des matières premières. Actuellement, son groupe comprend cinq entreprises et emploie 150 personnes, générant un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros principalement en Occitanie. Il est spécialisé dans divers ouvrages métalliques tels que les façades, menuiseries, escaliers, garde-corps et portes. Sa clientèle est majoritairement professionnelle, incluant des projets de logement et d'équipements publics, comme le nouveau métro de Toulouse. Son engagement syndical au sein de la FFB est une tradition familiale, son père ayant été président de la Fédération régionale Midi-Pyrénées et de l'Union des Métalliers. Frédéric Carré a gravi les échelons, devenant président des jeunes dirigeants, puis président de la Fédération départementale de la Haute-Garonne pendant six ans, et occupe toujours la présidence de la Fédération régionale de l'Occitanie. Il est également vice-président de l'Union des Métalliers depuis 12 ans et a été actif au sein de l'exécutif national. De plus, il est vice-président du MEDEF Occitanie et préside Action Logement Immobilier depuis six ans. Ces expériences lui ont permis d'acquérir une connaissance approfondie du fonctionnement de la fédération et de la gestion de grandes organisations.

Son projet pour la FFB se concentre sur cinq grands thèmes. Tout d'abord, il vise à stimuler l'activité en France, notamment par un plan de relance basé sur l'investissement public dans le logement neuf et la rénovation, en plaidant pour des mesures simples et durables afin de rassurer les investisseurs. Ensuite, il souhaite promouvoir l'innovation en créant un fonds d'investissement dédié pour accompagner la filière dans les transitions environnementales, numériques et constructives. La troisième priorité est de valoriser les métiers du bâtiment pour attirer et retenir les talents, en modernisant l'image du secteur. Le quatrième axe consiste à réorganiser et renforcer le réseau de la FFB pour qu'il soit plus proche de ses membres, avec une structure plus agile et réactive. Enfin, Frédéric Carré ambitionne un lobbying vigoureux aux niveaux politique, ministériel et européen, afin de faire reconnaître le rôle essentiel du secteur du bâtiment dans l'économie française et d'influencer les décisions en faveur de la profession.

Pour réformer et moderniser la FFB, Frédéric Carré insiste sur le renforcement de son ancrage territorial. Il reconnaît la force de la fédération, notamment ses plus de 1000 collaborateurs et sa structure bien organisée, mais il souhaite la rendre moins centralisée et plus dynamique. L'objectif est de recréer du lien avec les acteurs locaux, d'améliorer l'écoute des départements et la coordination des actions. Il a constaté, lors de ses déplacements en France, un sentiment de déconnexion entre le niveau national et le terrain, et il s'engage à y remédier. Quant à la situation actuelle du bâtiment, il la juge complexe, marquée par une forte inertie et une instabilité législative préjudiciable, surtout concernant les aides publiques. Malgré ces défis, il reste optimiste, soulignant l'immense besoin en logements et en rénovation. Il appelle à une politique publique claire et stable, éloignée de la vision technocratique et verticale, pour remettre le logement au centre des priorités nationales, sans opposer transition écologique et construction. Il estime que les professionnels du bâtiment ont les solutions et sont prêts à agir pour répondre aux objectifs de construction annuelle et éviter une crise sociale. Il se différencie des autres candidats par son parcours d'entrepreneur confronté aux crises et son expérience syndicale, qui lui confèrent une légitimité particulière pour rassembler les énergies et défendre au mieux la profession.

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